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Je m'accuse de toujours rester un excessif!
De m'accoutumer des touts comme des riens
De défendre l'indéfendable, y compris les vauriens.
De savoir lire en vous comme au fond d'un livre.
Je m'accuse, sur les meaux des autres, m'éparpiller
De ne point aimer les villes, mais le public
De détester le métro et ses mines pathétiques.
J'y préfère les stades, aux chants durs et sacrés.
Je m'accuse d'être bavard et communicatif
D'aimer les dialogues et les conversations sans fin
De savoir causer d'un tout ou d'un petit chagrin
De trop ouvrir mon coeur, il est parfois à vif.
Je m'accuse d'aimer, aussi, ma douce solitude
D'enfermer mes silences en de longues méditations
D'avoir fermé la porte sur mes amitiés anciennnes
D'esquisser,ces fraternités nouvelles, à découvrir
Je m'accuse de dialoguer avec la pluie des orages
De préfèrer les mots libres, à ceux, trop cultivés
De vous écrire ces textes, qui si souvent m'apaisent
Ces mots qui suppurent de mon âme, sans méchanceté
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