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Les roues du mastodonte sont posés sur des rails
Un tracé parallèle qui le guide où qu’il aille
Deux longs rubans d’acier sur un lit de pierrailles
Qui supportent son poids sans jamais crier aïe
Le monstre de métal au corps articulé
Comme dans un ballet aux allures bien réglées
Sillonne les vallées d’est en ouest du nord au sud
comme une paire de ciseaux traversant un tissu
Il roule à des vitesses où les hommes s’enrhument
Aussi le voyageur une fois posées ses fesses
Admire le paysage derrière une glace épaisse
Quand il arrive en gare comme il est dans la brume
Une voix venue du ciel précédée d’une musique
lui parle du trafic une voix angélique
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