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Demain est il nécessaire,
Là bas, près de cet ailleurs
Ou va s’épuiser mon regard,
Refuge figé, sans clameur,
De ma mémoire,
Il est des parfums si doux
Qu’ils en deviennent cruels,
Ces souvenirs au rythme de mon pouls
Qui vont et viennent pêle-mêle.
Le présent se déverse sans bruit
Comme ces rivières jamais lasses
Epousant ces flots infinis,
Ces mers où les douleurs s’amassent.
Oui, mon regard s’épuise,
Ma mémoire lentement sombre,
Le temps ainsi s’aiguise
Déchirant les pâles ombres.
Demain est il nécessaire,
Vieil arbre malade
Qui se meurt dans ces déserts
Où plus rien ne bavarde.
Demain n’aura plus le même visage,
Tristesse, tu seras ma dernière amie
Et les vieilles illusions mises en cage,
Dans mon cœur, se seront évanouies.
Demain je ne voudrai plus être
Celui qui attend la dernière seconde
Où se meurent les êtres
Quand la mort vous inonde.
Décider de son heure, son jour,
Par égoïsme, sans courage,
Aveuglé de votre amour
Et sans ombrage.
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