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TES CHEVEUX S’ETALAIENT
Tes cheveux s’étalaient sur l’oreiller de toile
Quand ton corps endormi s’évadait dans la nuit
Sur les chemins du rêve immobile d’un lit
Où le songe est un vent qui vient gonfler ta voile.
La rose nudité de ton corps assoupi
Etincelle de feux sous le rai de lumière
Donnant à ta beauté cette première
Qui fait battre mon cœur d’un amour infini.
Même si quelque fois les frasques d’habitude
M’éloignèrent de toi sur des chemins perdus
Où les yeux d’une belle à la fausse vertu
Venaient y rallumer des feux de lassitude.
Te regarder dormir, toi, ma belle princesse
Fera de mon sommeil un tendre paradis
Où le désir fougueux de ce bonheur permis
Me fera me baigner dans des flots de caresse.
Tes cheveux étalés, voilà mon oriflamme
Le pavillon doré de mon château d’amour
En amant, à tes pieds, je serai chaque jour
Le chevalier servant de ton plaisir de femme.
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