|
Allongé…
Allongé sur le sable je regarde la mer,
La vague qui s’avance, vient mourir à mes pieds,
Elle chante la joie, le bleu jaune et le vert,
Les couleurs sur la toile qui jouent à se marier.
Ton regard incrédule cherche les souvenirs,
Une belle couchée sur les rochers battus,
Un amour qui caresse la douceur des désirs,
Un rêve espérance que mon corps a perdu.
Les parfums des embruns envahissent nos âmes.
Le mimosa fleuri habille les odeurs.
La violette jolie dans les vallons des dames
S’amuse sans arrêt des émois de nos cœurs.
La rivière sauvage agite les cailloux,
Sous la basalte vive, les vieux rochers en deuil
Et quand je me balade, je recherche ta joue,
Les baisers dans le cou, les senteurs du cerfeuil.
Allongé sur la plage, je regarde les flots
Qui viennent caresser les rides du rivage.
Mes mains se tentent alors et offrent des cadeaux
Aux enfants endormis dans nos corps bien peu sages.
|