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Au bord de la falaise sur l'île d'Oleron
Se dresse fièrement contre vents et marées
Un menhir de béton, le phare de Chassiron
Vedette touristique très souvent visitée
Mais moi je lui préfère un petit banc de bois
Ses couleurs délavées se confondent aux nuages
Pourtant ce petit banc discret fut autrefois
Le lieux ou 'méditait' un sacré personnage
Ce banc fut baptisé un soir le banc de Pierre
Lors d' une parodie burlesque et fastueuse
En l'honneur de l'ami que j'aimais comme un frère
C'était le temps béni des agapes joyeuses
Mais comme un vent mauvais la maladie de Pierre
Transforma ce vieux banc en mausolée sans croix
Emportant mon ami ne laissant que poussières
Seul le banc est resté, vide sinistre et froid
Trois ans que tu n'es plus, il faut que je te dise
Que tu es avec nous dans nos coeurs, nos pensées
On dit qu'en écrivant les maux se cicatrisent
Tu m'aurais dit sans doute il faut positiver
Nous étions tous les deux d'accord sur l’essentiel
Même sur les sujets propices aux divergences
Politique d'en bas ou religions du ciel
Chacun respectait l'autre avec ses préférences
Un amitié pareille ne peut pas disparaître
Je suis sûr qu'un matin quand mon corps fatigué
Libérant mon esprit pour qu'il aille peut-être
Vers ces lieux merveilleux que j'ai toujours niés
Si tu avais raison et que le ciel existe
Devant Dieu l'éternel je me repentirai
Ravi tout à ma joie de te revoir l'artiste
J'accepterai mon sort pensant, c'est peu payé!
Jacques 02/2008
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