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A L’AMOUR IMPOSSIBLE
Quand s’allument le soir les feux du crépuscule
Des gros nuages gris assombrissent l’horizon
Car un cœur amoureux chemine sans raison
En marchant sur un fil tel un vieux somnambule.
En panne de frisson il avance tu recules
Repoussant le danger pour une autre saison
En voulant pour demain la superbe oraison
Qui sortira ses pas sans triste préambule.
En flirtant quelquefois avec les interdits
Le rêve prend aussi des chemins d’infini
Où la passion se fait plus tendre ou plus rebelle.
Devant le désarroi d’un petit cœur perdu
Il faut se dire aussi que rien n’est éternel
Qu’à l’impossible amour, nul n’est jamais tenu.
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