|
Entends-tu le son des pas dans le sable chaud,
Et le flux rouge s’entrechoquer dans mes veines ?
Entends-tu mes paroles s’élever plus haut
Vers l’oblique descente du rayon de mes peines ?
Vois le jour fleurir sur la peau rosée du ciel,
Dix-sept ans c’est le printemps,
L’éclosion des fleurs et des pleurs.
Dix-sept ans c’est encore lent,
Moue encore est le cœur.
Là bas, où le réel n’a plus qu’un sens partiel,
Je ne suis que chair humaine,
Une perception de moi-même.
Une sensation presque pure,
Un rayon dans la nature.
Vois le jour où s’en vont se meurtrir mes sanglots.
De l’encens le long des cheveux,
Et de l’alcool au fond des yeux
Font frémir un rayon doré,
Là bas, au loin. L’éternité !
Bien haut, loin de moi, je perçois le sable chaud.
|