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A qui vais-je m’adresser, cette fois ?
A l’arbre de la forêt ?
A la montagne de l’horizon ?
A cet oiseau qui passe dans le ciel ?
A ce poisson qui jaillit du ruisseau ?
A ces astres la nuit qui rayonnent en le ciel ?
A ce brin d’herbe, ici, humblement sur la terre ?
A toi, peut-être, tiens, qui sait, tout dialogue est utile,
Peut-être bien des fois va savoir, va savoir,
Ce que l’on voudrait dire quand on retient les mots,
Par manque de confiance ; il y a des malveillants.
A ce monde qui tourne, on ne sait plus très bien
A quelles destinées vers quoi de perspectives,
Un peu de joie, peut-être,
Comme celle-là, là
Où perlait sur ta joue une larme éclatante.
Mais à qui pourront-nous le dire ?
A cette feuille de papier,
Plus douce qu’un clavier-plastique ?
Tiens, pourquoi pas ? Elle sera
L’arbre de la forêt, et tout ça !
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11 février 2008
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