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Entends-tu Président de ton bureau ovale
La colère montante de la vox populi,
De ces mères et femmes n’entends-tu pas les cris
Qui demandent que cesse ce massacre infernal ?
Entends-tu Président explosions et rafales
De ton ranch du Texas près de la First Lady
Quand Bagdad s’enflamme et le jour et la nuit ?
Entends-tu sur tes Boys les impacts de balles
Quand les snippers d’en face, la haine dans les yeux,
Appuient sur la détente en remerciant leur Dieu ?
Entends-tu les clairons quand ils sonnent « Aux morts »
Devant les catafalques où reposent leurs corps
Recouverts bien trop jeunes d’une bannière étoilée
Sur ces terres d’Amérique qu’ils n’auraient dû quitter ?
Juin 2007
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Le bon sens
Il m’avait bien semblé que Charles rajeunissait !
Charles c’est mon voisin, la maison d’à côté,
Un ancien horloger connu dans le quartier
Pour sa peur de la mort et son habileté !
Aussi un beau matin je l’ai donc questionné
Sur cet air juvénile qu’il semblait retrouver
Et là il a craqué puis s’est mis à pleurer
Et m’entraînant chez lui il m’a tout avoué !
Il avait inventé sans trop savoir comment
La fameuse machine à remonter le temps,
Chez lui chaque pendule tournait à contre sens
Faisant de son logis fontaine de jouvence !
Au début m’a-t-il dit j’étais vraiment heureux
J’avais vaincu la mort, ne serai jamais vieux
Et puis j’ai réfléchi sur ce qu’était la vie
Depuis que la Terre tourne et j’ai enfin compris !
A quoi cela sert-il d’arrêter les aiguilles
Si chaque jour qui passe est un jour bien rempli !
Acceptons le destin comme tout un chacun
Et vivons pleinement sans penser à la fin !
Alors je l’ai aidé à passer au pilon
Ces maudites pendules qui ne tournaient pas rond
Faisant du vieux bonhomme un tout jeune garçon
Car deux vies d’affilée ça doit être bien long !
Janvier 2008
Jean-Claude Jugan
http://poesie.webnet.fr/vospoemes/2215/liste.html
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