|
|
|
Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi |
|
|
|
L’incendie de la Saint Valentin
|
|
le mercredi 13 février 2008, à 19:33. Posté
par alain
|
|
Nos vies se répandaient
Comme un vin s’évapore
Au fur de la durée
A mesure du temps
Toujours en vain toujours
Nos vies se déroulaient
Comme un fil sans fuseau et qui ne tisse rien
Nos vies c’était du vent
Moi j’écrivais comme on crie
Dans mon coin de désert
Comme on donne la voix la gorge les poumons
Pour ne pas se noyer
Toi tu menais ta vie
Comme on sort son ennui
Dans un jardin public un dimanche sur deux
Tout aussi bien
A sans arrêt nous croiser de hasard et d’instant
Juste un Bonjour et Ca va bien
Ces riens qu’on dit quand on les dit
Tout aussi bien
Nous aurions pu ne pas savoir
L’âme cachée de l’autre
Dans le rocher du corps
Et puis voilà
Que se brise soudain la banquise des possibles
Voilà que se déchire la chair de l’interdit
Saxifrage étonnante
L’orchidée se fait jour quand il gèle
Et le rêve des roses dément le chant des neiges
C’est que vois-tu nous sommes faits tous deux
Du feu de nous aimer
Enfants du volcan d’être
Tous deux nous sommes faits d’éternité
Et ce plongeon de l’or
Dans un creuset de vert
C’est ton œil mon amour
Comme un bijou offert
Nous deux c’est l’espèce et l’instant
Du grand tison d’amour
Plus rouge que le rouge
Plus entier que l’entier
Qui jamais ne s’éteint et ne se tait jamais
Nous deux c’est l’étincelle enceinte du volcan
Et comme un vœu de lueur devenant l’incendie
14 février 08
|
|
|
|
|
commentaires ( 2 ) (Ajouter un
commentaire) |
Dago Laborel (rivages et tombants) le jeudi 14 février 2008, à 10:36 oh oui, magnifique celui là ! |
|
Jacques (laurensane2) le mardi 08 avril 2008, à 18:30 oui on sent le feu c'est sur |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi |
|
|