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Mille fois l’immonde azur fut loué,
Sanctifié, imploré, importuné.
Et mille fois mes yeux bleus s’y perdirent
Sans rien y trouver, sans rien a maudire.
Je cherche en ses profondeurs mon reflet
Mais je m’y perd et ne l’atteint jamais.
Je cherche dans les décombres de mes pleurs
Les regrets, les peurs. Mais vide est mon cœur !
Alors abattue, l’œil lourd, je m’assois
Là, n’importe où, entre pierre et azur.
Et d’un regard large plein de brûlures
Je me vois moi, ici, ailleurs, là bas
Dans l’azur qui me perce et que je bois,
L’azur où je me trouve et me maudit !
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