|
Sur la rue, la pluie fascine, et sous la lampe,
Des feux mal éteints lui font cette voix qui traîne.
En créant la musique en enfantant des sons
il nous apprend à vivre sans donner de leçon
Car les cordes de soies savent tout exprimer
Du simple cri de joie d’un instant de bonheur
A l’âme qui se plaint touchée par le malheur
De la marche imposante à la danse rythmée
A la vue d’une larme il feint le désespoir
Il sait nous émouvoir pour un regard qui brille
Et puis, d’apercevoir des feuilles sur le trottoir
Il enchaîne les valses qui font tourner les filles
Il sait se rendre drôle et peut changer de pôle
Pour qu’une jolie tête roule au creux une épaule
|