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Quand des clichés d'ici, que je croyais dissouds
Semblent ressurgir de lointains rideaux de brume.
Que tous ces instants d'avant, tourmentent le souvenir
Alors, se dissipent les voiles de l'oubli et je me souviens.
Ressurgence des bruits ou de ces lointaines odeurs
Et un sourire fugitif effleure mes lèvres et mon conscient.
De lointain, encore, les bourrasques de grand vent parlent
Et le ciel de mes pensées, lui, reste bleu et profond.
Rêveries d'avant, parcourant mes années dans les même lieux
Réentendre des voix qui, ne sont plus que de lointains murmures!
Courses infinies dans les collines de landes sous la pluie
Celle de par-ici, violente, qui vous transperce jusqu'aux os.
Ce gamin que j'étais, courant la campagne, entre chien et loup
Souvent droit devant lui, regard fixe, vers les bonheurs à venir.
Clichés de ces heures d'hiver où la température se cache;
Et que le froid sec a remplacé la brise tendre comme une haleine.
Encore ce matin, là, juste avant l'envie de vous écrire,
Courait ma pensée d'avant, franchissant mes plaines d'Artois!
Loin de tout, mettant en "stand by" toutes mes plaies réelles.
Comme si les fortes gelées stoppaient la morosité ambiante.
Au coeur de mes promenades, souvent vers vous, je me confie
Prenant soin d'être à chaque fois MOI, dans toutes mes differences.
Besoin que j'ai de me gargariser de mes propres mots.
Ecrire, divulguer, ces mots, bus à la source des vents frais du ciel.
J'aime la pensée de l'homme, qui jamais ne s'arrête,
Secrètant sa sève, en torrents eternels de tous ses mots!
Au coeur de mes promenades je vous y invite!
Aimant trop le partage, j'ouvre en grand la porte. 
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