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IMPATIENCE
Il me tarde parfois de chasser les secondes,
Pour raccourcir le temps qui m'éloigne de toi
Pour vite rapprocher les frissons de l'émoi
Qui conduiront nos nuits vers des amours profondes.
Sur les rivages blancs des couches infécondes,
Le désir malicieux devient l'unique roi
D'un royaume plaisir, magique de surcroît,
Qui nous mène sans fin dans d'infernales rondes.
Comme un enfant gâté trouvant le temps trop long
J'ai hâte de goûter à fond toute présence,
Pour nager sans répit dans cet océan blond.
Avide de tendresse, avide de passion
J'élimine le temps clamant mon impatience
J'espère ces instants de rêve à l'unisson.
jc blondel
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