poème d'ici et de toujours

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Les tumultes étranges du corps

le dimanche 24 février 2008, à 14:26. Posté par alain


    Je m’endors dans ton odeur
    Et je m’éveille dans ton rêve
    On dirait bien qu’il en est de toi
    Comme les îles de l’Orient
    Qui se cachent tantôt pour se livrer soudain

    Si peu d’aurores ont ton prénom sublime
    Yaël
    Et les printemps n’ont loin s’en faut
    La plus atone de tes fièvres

    Je suscite du rouge à m’en déchirer l’âme
    Comme on dirait que de nous des foudres se fabriquent
    A cadencer le ciel et tant d’éclats d’azur

    Aimer c’est l’âtre et la chair
    On s’y brûle et l’on s’y prend
    Tout à la fois cendre et naissance

    Les goujons blancs de nos mains nues
    Frétillent comme un sexe
    Pendant que la langue alerte du vent
    S’armure au tremblement des frênes
    Et que l’épée de larmes du torrent
    Joue de la cuisse d’être la cime

    Va-t-en savoir
    Ce qui diront de nous les voix vermeilles du temps
    Ces deux méritaient bien de s’aimer
    Oui mais jusqu’à quelles frontières
    Et pour combien de crevasses


    24 février 08


<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
Dago Laborel (rivages et tombants) le dimanche 24 février 2008, à 21:21
beau et brûlant, images violentes et colorées, un plaisir

Jacques (laurensane2) le mardi 08 avril 2008, à 18:28
Afin que vous n'en crevassiez point repoussez ces frontières

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet