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Demain ma Colombine
Demain, quand serai vieux, à l’ombre souvenir
De frêles peupliers, l’enfance au bord des yeux,
Avec, si Dieu le veut, ton bras pour m’affermir,
J’irai le long de l’eau avant de m’endormir.
Demain, quand le soleil se penchera sur moi,
Pour réchauffer mon corps aux braises de ses doigts,
J’irai vers le couchant, ton pas sera mon pas,
Je ne parlerai pas et tu m’embrasseras.
Et tu m’embrasseras, le ciel s’embrasera,
Le flot s’écartera devant tant de bonheur
Puis se refermera au nez de ces voleurs
Qui ont dévalisé nos cœurs au coin d’un bois.
Demain, si la rivière et les douces collines
Chères à mon enfance accueillaient notre amour,
Je mourrais en chantant aux forêts d’alentour
« Je n’étais qu’un Pierrot et toi ma Colombine ».
Octobre 2006
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