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Le Chant du gisant
Le sentiment d'aimer, puit obscure de l’oubli
J’ai en mémoire ,ses murs et son subtil ennui
Mon corps qui se débat, avec un cœur détruit
J’ai couru libérer , mes idéaux en plein vent
Tous mes rêves balancés au gré des océans
Seul est revenu l’écho, d un cupidon gisant
L‘automne fut cruel, à jamais glacé, muré
Parmi les grilles rouillées ,les ronces acérées
Et je prierai ,les doigts scellés ,comme pétrifiés
pour qu’ un autre sentiment d’aimer ,me noie
Ou seule la pierre ,peut tromper ce doux effroi
Dormant dans ma poche ,je l’effleure du doigt
Oubliées, mes craintes de sombres enfers
Je livre ma complainte aux yeux de l’hiver
Je m’abandonne là, mourrant ,râle volontaire
J'ai regardé vers le ciel ,et mon chant se tut
Libérant ,la douleur fragile, des amours détenus
Le chant revient ..ce soir on danse au bal des pendus
jo
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