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Elle est assise, repliée sur ce trottoir,
Elle me regarde marcher l’œil hagard,
Une pancarte dressée devant ses pieds,
Où est écrit : une pièce pour manger s’il vous plaît.
Une petite fille est blottie à ses côtés,
Elle est si maigre que je n’ose la regarder,
Les larmes commencent à couler,
Que puis-je faire pour les aider ?
Je me retourne et reviens sur mes pas,
Elles sont toutes les deux épuisées par le froid,
Elles ont passées tout l’hivers dehors,
Seulement une couverture trouée sur leurs corps.
Nos regards se sont croisés,
Elle n’a pas eu la force de parler,
Je suis revenue avec deux beignets,
D’un sourire elle m’a remercié.
La misère fait partie de notre société,
Le chômage ne fait qu’augmenter,
Je ne veux pas noircir le tableau,
Mais notre monde, n’est pas très beau !
28/02/08.
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