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Le matin d'une vie
sur le chemin qui mène au chêne des soupirs
je scrute dans l’horizon ton image odorante
mon ombre se traîne, au soleil de ton souvenir
enfance sucrée ,sous les préaux des filles galantes
se bousculent les amourettes ,premiers émois
les billes de verre ,s amusent ,roulent sur les racines
Ici, jeunes demoiselles à l’allure altière, jolis minois
les cheveux ondulant aux vents ,bannières divines
là, jeunes galopins .chevaliers de cent sous,
cent dragons, à la poursuite d’une douce romance
aux boucles, d’or, d’ébène, de reflets roux
le temps s‘est suspendu, au fil invisible de l’enfance
le petit soupirail s’entrouvre ,sur nos souvenirs
par une soirée dérobée . Sur nos pas de deux
un dernier regard ,prunelles de noisettes ,…pire
de cochons, de vipères, ou par chance d’amoureux ,
sur la route parsemée d’odeurs volatiles
je cueille dans les près .des idées buissonnières
je flaire, je tournicote, j’éclabousse, je frétille
Ha quelle joie .que de sonder ses primes hivers
jo
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