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Courte, était mon attente
Dans ces illusions
Quand, j’ai revu le père de mon amante
Qui autrefois, a gagné des millions
Il semblait avoir peur
De regarder dans le rétroviseur
Il n’aimait pas ses souvenirs
Où il ne fût que spectateur
On dirait qu’à son âge
Il a parcouru le monde en long et en large
Il a vu l’égoïsme en rage
Noircir tant de pages
Faire vivre en marge
Causer d’irréversibles dommages
Il a repensé à ses voisins
Unis par le destin
Qui suaient, dans un parcours sans fin
Pour le cher pain
Comment grandir
Comment s’épanouir
Quand on ne pense qu’à un petit coin
Où bâtir un fécond lit, à l’abri de la faim
Ils ont vu se faire, dans ce monde fou
Le pain des ailes et le lit des roues
Ils les voient échapper
Hors de portée
Et l’espace se rétrécir
A se demander, où atterrir
Où s’enterrer quand il sera temps de mourir
Nombreux sont les spectateurs
Qui voient jouer quelques acteurs
L’HOMME invente tant d’accessoires chers
Et se vend le moins cher
On applaudit, on rit
On siffle, on crie
Tout est permis
L’immense salle se remplit
La scène s’intitule : la vie est la vie
Tant mieux ou tant pis
Almostakbil
A suivre..
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