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Quand le poème est là...
Un poème, parfois, ne sort pas de la plume
mais s’écrit sur le sable avec des pas d’oiseau
il est doux et subtil comme un souffle sur l’eau,
discret éternuement de Muse qui s’enrhume !
Un poème parfois atterrit sur la page
on pense qu’on le tient mais un souffle de vent
vient à passer par là et en un bref instant
hop ! ni vu et ni connu ! le voilà qui dégage !
Un poème parfois, vous tombe de la lune,
on regardait en l’air, on le prend sur le nez
et on en est d’abord vaguement étonné
puis on se réjouit de la bonne fortune !
Mais parfois le poème est plus dur à extraire
comme un cristal caché au ventre du rocher
il faut besogner dur si l‘on veut l’arracher
le tailler, le polir comme un bon lapidaire.
Alors, mes bons amis, que faut il préfèrer
le cristal de la roche ou le crachat de lune ?
Si j’ai trimé, ai-je travaillé pour des prunes ?
S’il m’est tombé du ciel, faut-il le déchirer ?
Pour vous dire le vrai, ma foi, je n’en sais rien
je n’ai sur la question aucun a-priori
qu’il soit tombé du ciel ou longuement muri
quand le poème est là je le prends comme il vient !
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