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La brume
La brume ce matin sur l’étang endormi
Prolonge l’espérance au delà de la nuit,
Elle berce l’enfant dans un rêve sucré
Et laisse le vieillard doucement s’éveiller.
Il sera temps demain ou bien un autre jour
De penser aux malheurs, aux douleurs sans détour,
A voir la mort venir glacer nos corps usés
Qui se penchent toujours, il faut se redresser.
Les arbres au milieu de l’onde envoûtante
Marquent l’esprit des lieux, de la masse changeante,
Ils restent droits, stoïques attendant le soleil
Qui doucement parfume les abords de vermeil.
La musique des mots se fait plus douce encor
Quand l’amoureux transi te serre un peu plus fort
Ils viennent vous saisir vous surprendre souvent
Sur le bord du plaisir où danse les enfants…
La brume ce matin a posé sa parure
Sur l’horizon bouché des douleurs longues, dures
Et quand on se rapproche on se voit revenir
Tout au fond du miroir de l’aube de la vie…
La barque se prélasse poussée par le matin
Et j’entends le bonheur qui vient sur le chemin
Il est accompagné du thym, du mimosa
Et je sens leurs parfums tout au fond de nos draps…
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