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Que mon coeur pardonne les douces tentations,
Qui s'envolaient, frivoles, se balader dans l'aurore
Par delà les plaines et bien plus haut que les monts,
Quand pourtant de t'aimer, je savais avoir tort.
Tu étais belle, pourtant, comme un arbre en fleurs
Sur une brise de printemps. Mais je n'avais pas
D'yeux pour tout voir. Lorsque ta divine chaleur
Venait et m'emportait à tout petits pas.
Des perles dans tes yeux eurent étés inutiles
Des diamants n'auraient pas même suffit
A dessiner le contour de ta beauté futile
Quand mon coeur dans le froid, s'était meurtri.
Que ton coeur me pardonne mes douces rêveries
Qui quelques soirs encore venaient à chanter
Dans l'ombre de mon corps une Aude à la vie
Alors qu'au grand jamais je ne fus éveillé.
Que de ton âme sonne le clocher de mes veines
Qui dansent sans arrêt sur des mots meurtris
Des vas et viens gênants, des plaisirs qui me mènent
Aux désirs trop charnels sous un janvier de pluie.
Abs
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