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C'est par un ciel de pluie que coule mon odeur
Sur les chemins luisants, sans trop de couleur
Quand un grisâtre matin qui vient se réveiller
Avec de trop simples et trop frêles brins de pensée.
Quand la pluie sur nos toits noie encore nos coeurs
D'une noire, gouttière épaisse qui écoeure
Les plus enhardis qui vont jusqu'à la frôler
Aux plus obéissant qui préfèrent l'éviter.
Février est belle de ces saisons coulantes
J'aime à voir cette pluie raisonnante
Sur les pavés d'une ville ensommeillée
Qui n'attend qu'un matin ensoleillé.
Quand la pluie s'en ira pour faire vivre le ciel
Mes désastres reviendront, tout sera pareil
Aux saisons de bonheur où les jardins en fleurs
Éveillent en moi des perles d'horreurs.
Reste alors un peu, ma pluie de février
Sous ton aile mon visage aime à se baigner
Et si je sais que bientôt, je ferais ton deuil
Je sais que sanglotant, je ne suis plus seul.
Abs
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