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J'ai passé
Des jours et des nuits
Des instants de peur
Seul à l'intérieur de mes veines obstruées
Oui
Seul au profond de mes mots d'homme
A coller sur les murailles de mon sang
Des photos, des gestes de ton corps
Juste pour qu'au jour
Où tout se serait mis à point
Je sois déjà habitué
Avec les clauses de ton code
Le bruissement de ton feuillage
J'ai fait broder tes vers ... tes rimes, tes proses
Sur le lin rouge-pâle de mon coeur
De faÇon à lui faire oublier son passé haineux
Cherchant à bifurquer sa langue de ce chant si vrai
Le placer sous ta fougue poétique
Sous ton flair d'amour
ô
J'ai écrit sur mon front
J'ai tatoué sur ma sueur
J'ai feutré sur mon âme
Oui ... ta muse !
Mais, franchement
Quand je sais que toi qui m'inspire tant
Par ta belle et succulente poésie
Je regrette infiniment
ô poétesse !
De n'avoir pas pu
De mes rêves réels et rassurants
Voir que tout Ça allait être considéré
Comme de vains écrits.
Frantz Le beau
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