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Il y avait…
Il y avait le temps que l’on donne au temps…
Il y avait le temps des sourires d’enfants…
Il y avait l’amour que l’on donne toujours,
Les bouquets de printemps au parfum des beaux jours…
Et puis sous les coursives tes bras que l’on cherchait,
Les gâteaux, pains d’épice, l’eau de fleur d’oranger,
Le miel qui s’évadait des tartines beurrées,
Le café sentait bon… on s’aimait, on s’aimait…
Il y avait ton cœur qui donnait en partage…
Il y avait ton cœur qui explosait de rage…
Il y avait pour toi nos sourires d’enfants
Qui te faisaient courir ma petite maman…
Et puis près des fontaines on t’entendait chanter
En frottant notre linge et le savon moussait…
Il sentait bon la mousse, les fougères jaunies
Et ta peau était douce, tu étais si jolie…
Il y avait la mer, le vent dans les canisses,
Le sable qui volait et nous fouettait les cuisses…
On riait, on riait car tout était marrant,
On courait dans les vagues comme deux garnements…
Et puis il y a le temps qui s’en va par surprise
Qui nous vole papy , les rouleaux de réglisse…
Et puis il y a l’oubli dans le puits des soupirs
Et les larmes du cœur qui ne veulent partir…
Il y avait papa et son chapeau de paille,
Grand-mère qui criait les cheveux en bataille,
Le foin que l’on portait, les échines rompues,
Les chevreaux qui bêlaient quand ils étaient perdus…
Et puis il y a le temps que l’on donne au temps
Maintenant qu’il s’en va, que l’on lève le camp…
Et puis il y a le temps de l’horloge aux chevaux
Qui maintenant s’est tue, depuis longtemps, trop tôt…
Il y avait le temps mais le vent nous l’a pris,
Il y avait le temps, il s’arrête aujourd’hui…
Il y avait ton coeur, il était tendre et doux…
Il y avait l’amour , il restera toujours…(bis)
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