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Sous nos parapluies, fatigués d'un soir,
C'est dans la nuit que nous rentrons tard,
Tandis ce que les lumières des phares assomment
Nos derniers pas quand nos coeurs s'affolent.
Que l'on court dans ces rues, à fuir je ne sais quoi,
Un rêve ou un matin, une ombre ou des voix?
On se perd sous des camions, ou sur un trottoir,
Où on parle de raison, d'existence et d'espoir.
L'homme fuit ces gouttes d'eau et le temps qui court
Quand il n'est pas à rêver à des meilleurs jours
Il se perd dans l'antre d'un désir fluvial
Et se noie tranquille d'un bateau bancal.
L'être humain est ainsi, à fuir toute chose
Qu'elle soit trop laide ou qu'elle reste rose
Il se borne à ne jamais s'essayer
Sur quelques étroits chemins, qu'il dit damnés.
Puis il court et il court après tant d'idées
Auquel il croit, sûrement, mais qu'il ne sait maîtriser,
Car quand vient le jour d'un long combat
Il ne se lèvera tout simplement pas.
Il est de ces jours que l'on nomme nuit,
Il y a des désirs qui font croire à une vie,
Mais les réverbères de notre beau Paris
Ne donne que l'illusion d'un si simple infini.
Abs
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