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Je m'en allais très loin emportée par le mistral
Pas ça ! je me trompe, plutôt par un ouragan
Je ne suis pas si légère que ces feuilles mortes
Qui se laissent emporter ici, là-bas, peu importe.
Je suis venue atterrir dans une vaste clairière,
Au pied d'un beau sapin, à côté d'une jolie pierre
La pierre me dit, bonjour! tu es bien coquette !
Serais-tu par hasard, une fleur champêtre ?
Je lui ai dis oui Pierrette, je suis une pâquerette,
L'ouragan m'a poussé, et là j'ai air assez bête
Au pied de ce sapin qui rend mon âme poète
J'ai oublié ma plume et mon cahier, ça m'embête !.
J'aurais pu composer un poème, oui Pierrette !
Où j'aurais raconté cette étrange historiette.
Qu'un vent m'a poussé, au coeur d'une clairière
Pâquerette coquette se fit amie d'une jolie pierre.
Et toutes les deux au coeur de cette clairière
Dorées par le soleil chantaient la canebière
Un papillon se posa entre la pâquerette et la pierre
Et voici un de plus, comme trois mousquetaires.
Une fée les contempla d'un air assez fière
Une fée qui était venue traversant la frontière
Amie d'une puce dorée poétesse de première
Et voici une famille se forma dans cette clairière
Une fleur, un papillon, une puce, une fée et une pierre
Vivaient en harmonie les plus heureux de la terre.
Grâce à cet ouragan qui m'a poussé au coeur de la clairière
J'étais une fleur heureuse, toujours en plein air.
Paquita
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