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L’étranger
Dans le dédale de la ville assoupie,
au cœur de ses ruelles et de ses ombres
J’invente de nouvelles nuits ,
dans les poubelles de ses décombres
je scrute…j’inscris.., là ,l’ineffaçable
où je t’ai aperçu , à l’automne
seul perdu dans les couleurs de l’érable,
aux matins fourbus de Babylone
les halls se remplissent d’airs hagards,
dans les cœurs glacés des sans visage
ignorance ,des ombres dans les hangars
cancrelats, triste nuit de voyage
la cité t’a assassiné ,ici, sans bruit
dans les prétoires où rien ne résonne
seul l'écho du froid ,s’exhibe dans la nuit
aux rêves détenus de Babylone
l’homme crucifié, sur un matelas de misère
là où La cité enfante sur le pavé,
parmi les détritus et autres sans terres
d’un songe d’utopie pour sa liberté
odeur acre du matin ,du sans abri
frôlement subtil de la vie qui s'abandonne
seul, tu goûtes à la fragilité du sans logis
au cœur éperdu de Babylone
et je dérive dans le matin endormi
dans la cité , qui se lève embaumée
là, au milieu d'elle tu t’es enfui
sur le tombeau de l’ange profané
Reste de ton meurtre, à nous les nantis
Un veau d’or à nos esprits difformes
Où repose une fraternité, à jamais évanouie
dans ton jardin suspendu en Babylone
jo
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