|
Petite sœur de souffrance
Elle est venue me voir du fond de sa Lorraine
Une dernière fois pour épancher son cœur,
Oubliant ses souffrances, ses soucis et ses peines,
Pour parler avec moi de ses cris, de ses peurs.
Les mimosas en fleurs ont parfumé les heures,
Le soleil était là pour donner du plaisir,
Les jonquilles jolies ont essuyé ses pleurs,
J’ai senti dans ses mains l’espérance venir…
Elle voulait aussi respirer le grand large,
Là-bas, près des remparts on est allé flâner,
La vague qui roulait a explosé de rage,
Elle a ri aux éclats face à l’éternité…
Tous deux on est allé pour prier à l’église,
Demander au Seigneur la paix, l’amour, la joie,
Elle a posé sur moi une caresse exquise :
« Tu es là mon ami, je peux compter sur toi. »
La colombe qui chante depuis, tous les matins,
Me rappelle ton nom, ta chaleur et tes bises,
Tu vois petite sœur je n’ai plus de chagrin
Car tous deux on avance vers la Terre promise…
Et la vie sera belle, vois-tu j’en suis certain…
|