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La lueur est peu sûre parmi les ombres mortes
Près de nous elle s'aventure toute incrustée d'éclats
Et quand vient le soleil elle se lie et se frotte
A ce béant astre, en son flot de joie.
La lueur est murmure quand les saisons traversent
Le temps. Et sa trop vieille odeur de lune bercée
Quand il promène les vents et leurs douces averses
Montre que l'étincelle est trop loin pour être née.
La lueur ne possède qu'un unique courage
Qu'elle perd vaillamment quand enfin vient le soir
Et quand les démons viennent sonner l'orage
Elle sombre dans sa bulle, sa bulle de désespoir.
Mais la lueur est belle, peu peuvent la caresser
Ses ailes font rêver à des frontières perdues.
La lueur est mince mais elle permet d'espérer
De vivre un seul jour sans que le temps ne nous tue.
Abs
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