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UN HOMME SANS PASSION
Un homme sans passion s’invente des voyages
Sur un engin de fer, en survolant le monde
Errant sur des chemins d’étranges paysages
Dilapidant le temps seconde après seconde.
Il cherche le ruisseau, la sirène dans l’onde
Qui peut éclabousser le blanc de son visage
Pour camoufler les pleurs, la blessure profonde
Qui habite son cœur dans sa course sauvage.
Il voit de la clarté dans un rai de lumière
Le sentier lumineux qui mène vers le ciel
En disant tout ces mots poème fraternel
Pour un être suprême, une simple prière.
Il façonne le temps, le passe à sa façon
Dans le cirque des jours comme un équilibriste
Avant de terminer son dernier tour de piste
Sur les chemins secrets d’un homme sans passion.
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