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Sauras tu
Sauras tu, quand ce sera la dernière fois,
Cette étreinte qui nous fait oublier le mortel,
Ce semblant d’immortalité entre nos doigts
Ces soupirs qui affleurent le ciel.
Sauras tu cet instant si parfait
Où une dernière fois je viendrai en toi,
Fermant tes yeux, cachant ces attraits
Au dernier son joyeux de ta voix.
Sauras tu me dire, mon amour,
Quand nos corps vieillis se rappelleront
Cet hier si vaste cherchant le jour,
Nos étreintes brûlant nos poumons.
Sauras tu que je ne suis pas triste,
Que mon cœur seul veut t’aimer,
Même s’il est une douleur qui existe
Celle de nos corps ne pouvant s’aimer.
Moi je saurai bien que je t’aime, tu sais,
Dans ma vieillesse éparpillée aux saisons,
Et deviner dans nos automnes ces secrets
Qui nous font aimer sans raison.
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