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les coquelicots
permets à mon cœur de frémir
ho.. cimes enneigées d’un Tibet fier
où marchent des moines qui expirent
sous l’indifférence, aux armes meurtrières
tu étais venu le cœur sans épines,
aux bols chantants, d’un rire offert
sainteté ,d’un lotus aux prières de chine
pour nos songes, remplis de bois verts
là où les calvaires enferment l'herbe,
tu nous révèles ,le chemin éclairé
ma peur ,se brûle dans le vent acerbe
visage d’enfants aux larmes détachées
permets à mon cœur de mourir
Potala ressuscité, sur les temples dorés
au jugement des vents, des martyres
dans les larmes de nos prisons envolées
vos mandalas qui murmurent dans l'exil
là où vos chants pansaient la sauvagerie
petit matin de chine ,coquelicots fragiles
aux voiles qui désarment ,les idéaux aigris
un chant céleste , s'élève sur ton drapeau
étendard de prières, de toutes les cultures
Tu offres l’écharpe …même à ton bourreau
pour qu’ un jour s’enfante, la fin de la torture
soumets à mon cœur ce soupir
que tous les hommes ,fleurs de pavot
sèment aux vents, des vermillons sourires
Aux matins de chine ,aux matins de repos
Jo
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