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Balançant d'un côté, tournoyant de l'autre,
Tu regardes bien, tel le saint apôtre,
Ce pendule accroché à une chainette,
S'agitant doucement par la main du maître.
Tu attends angoissé qu'il veuille bien te dire,
Tout ce que tu voudrais entendre, soupirs,
Ton attente est longue et un peu forcée,
De regarder çà, le souffle coupé.
Le verdict est long et tarde à venir,
Car tu sais, le jeu, l'attente, y'a pas pire,
Balançant à gauche, se penchant à droite,
Tu écoutes épuisé, avec les mains moites.
Et ultime espoir, s'abattant sur toi,
Tu n'es pas malade, je le sais, crois moi,
Ce pendule doré au bout de sa chaine,
Vient de confirmer la fin du carème.
Tu voudrais pouvoir croire, faible espoir,
Qui t'rappelles tu sais, un amour d'un soir,
Couchée avec lui, sans te protéger,
De cette vague d'amour, t'es pas consolée.
Kakisteanne
L'imagination est fertile, l'amour enest le moteur !
Tiré du tome III - VOYAGES
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