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LE SAGE
Si j'ai trop souvent cru l'amitié éternelle
Si mon cœur a saigné en me brûlant les ailes
Si mon entêtement m'invite à rester sourde
Aux injures, aux parjures, même aux fautes trop lourdes,
Sauras-tu toi, le sage, convaincre ma raison,
Sauras-tu m'inventer des réponses aux questions ?
Clopin-clopant mon copain attachant,
Ta tristesse a fait mouche dans ce pauvre présent.
Craché, promis, juré, tu restes mon enfant,
Qu'importe si pour nous les liens n'ont pas de sang.
Toi le sage isolé dans une tour d'ivoire,
Toi le mage éclairé penché sur ton grimoire,
L'artiste torturé au destin imprécis,
Fuyant l'inspiration qui déborde ta vie,
Oublie la perfection, le Saint Graal ici bas
Ne saurait resurgir, ta force, elle est en toi.
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