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MARINS DES COURANTS D'AIR
Sur cet océan blanc que forment les nuages
Je m'en vais naviguer, prendre de la hauteur
Bercer par les courants, quels instants de bonheur
De pouvoir survoler les plus beaux paysages.
Sur un souffle de vent, je m'en vais sans bagage
Me régaler les yeux de sublimes couleurs
Que la terre en son sein dépose sans douceur
Sur le carré d'un pré, sur le toit d'un village.
Marin des courants d'air, tramontane ou mistral
Au cœur d'un alizé je deviens le prophète
D'un espace sans mur où rien n'a plus d'égal.
Sur l'onde je deviens maître de mes desseins
Dans le ciel mon chemin je reste dans ma tête
L'ange ou le vagabond des couloirs aériens.
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