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GRAND-MERE.
Par un matin d'hiver, tu t'en allais si loin,
Sans nous en avertir, tu partais bien trop vite,
Tu nous as laissés pour retrouver en chemin
Celui que tu aimais, ton époux, ton mari.
Sur ton nuage blanc, dans un ciel coloré
Tu surveilles de loin tes enfants et leurs suites
Errant sur le sentier que tu as déserté
Par ce jour de janvier, d'hiver à l'infini.
Tu as laissé ton corps dans ce carré de terre
Dormant à quelques pas de celui de ta mère
Tu partais retrouver là-haut en paradis
Les anciens tant aimés que la mort t’avaient pris.
Tu retournas ainsi auprès de ton chéri
Celui, que tu aimas, que tu t’étais choisi
Qui s'était arrêté par un doux matin de juin
Quand le soleil d'été brillait sur nos chemins.
Parfois, le soir j'entends dans la maison, ta voix,
Te voyant dans la nuit près de la cheminée
Assise auprès du feu racontant des histoires.
Tu nous avais appris, qu'il fallait quelquefois
Avoir du courage et conserver ses espoirs.
Se battre de tout temps, en espérant gagner,
Malgré l'adversité, malgré tous les ennuis.
Grand-mère, grâce à toi, ça, je l'ai bien appris.
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