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La geôle du poète
Mes poèmes enserrent ma parole,
Elles sont là prisonnières de l’instant
ô potence, j’ai rendez-vous, avec ma geôle
Le lieu est habité ,à l’abri, sans vent
J’imagine des amants écartelés
Dans les parfums des eaux crépusculaires
Comme deux torrents qui se sont brûlé,
Dévorant le monstre aux eaux salutaires
Tout s’apaise…je peux à nouveau ressentir
Même dans cette drôle de maison vide
Libre comme un prophète ,terre à convertir
Mon libretto s’invente…hybride ,à ma plume avide
Je rêve à d’autres chemins sans issues
Tout s’envisage ,là où les pierres se brisent
D’où émerge une fleur ,à la poésie détenue
Parfois ô écriture ,je t’ai souillé à une page grise
Mais emprisonne le désir.. de ma servitude
Une peur jaillit celle….innocente, de m’égarer
Là où mes nuits amènent son cortège de solitude
Mais c’est ici aussi que je t’imagine, ode délivrée
Je ne raisonne plus j’attends heureux
Je te convoite là, solitaire en cet asile
Célébration des rimes et de ma plume par eux
Rien je ne vois plus rien ,aveuglement sénile
,
La statue pétrifiée d’une rêverie ,par un détour
Se fissure... tout explose tout resplendi
Tout redevient lumière là-haut en ma tour
Geôle inaccessible où tout s’embellit
Je tressaille .sur le seuil de mon château
Abrite mes douleurs ,en ces cachots infâmes
Laisse entrer mes songes à fleur de peau
Enivre-moi à l’absolu d’une eau de femme
Que je puise à cet élixir de jouvence
Que je récolte ,l’encre de mes quatrains
Rassasie un poète ,d’un papier en transparence
Mon trône vacille ,dans ce sublime matin
Devant toutes ses jeunes pensées éphémères
Je savoure les absences de ma raison
Je veux combattre sous cette bannière
Et m’offrir cette déficience en ma prison
Pas de sombres caveaux, sous mes mots
Je suis un artiste à la beauté débarrassée
Par une geôlière troubadour, ô bourreaux
Oui ..la poésie est la vie, un art libéré
J’accouche ,en mon cœur de ma fougue
Ma plume chante dans le ciel une étreinte
Qui fait face à ses pénombres, à leurs jougs
J’exulte terre asilaire, gardienne d’une guerre sainte
Les mots se sont baladés avec le vent
Ils ont croisé les ethnies, ferventes de poésie
Juste toi, moi, les amants, et nos tourments
Un serment fraternel ,scelle un mot endormi
POEMES
Jo (à agrippa mon ami poète et aux plumes déliées )
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