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A peine rentré que déjà
Mon coeur veut repartir là-bas,
Sur le caillou, bordé de mer de corail
Aux antipodes, entre Nouméa et Bourail.
Dure réalité me reveillant ce matin
De ces chauds alizés, ici, plus rien!
A peine rentré que , mince, déjà!
Ma pensée se réveille de son sommeil
Et s'évade bien plus loin que la fenêtre
Où le ciel d'avril frotte son gros ventre
Obèse de nuages pluvieux et de nuit
Que j'observe avec mon regard d'ailleurs;
Et toutes mes pensées, soudain, s'enfuient
loin, loin.
Un soleil de feu inonde la grande terre
Pas celle de chez nous, aux tombes profanées!
Celle de làbas, vomissant son riche nickel,
Celle de où j'en reviens bronzé mais triste.
Sept semaines de pur dépaysement, voulu,
Sans informations ni images d'aucune télé.
Bien loin des banderoles du pseudo PSG
Qui, pour ma région sont insultantes à souhait.
Peu importe, mon Nord est fier, ma foi
Autant que tous ces hommes de làbas.
Nous n'avons que faire de cet humour féroce
Des nantis et repus, qui ont la dent mauvaise.
Un jour, sûrement, nous vous demanderons des restes!
A peine rentré de làbas, que déjà!
Le " Rimailleur" dit bonjour à ses amis
Vous vous souvenez de moi?
Je rentre d'un très beau voyage où
Sous le souffle chaud du Capricorne
J'ai pris comme bonne résolution
Plus que jamais de VOUS écrire.
Patrick.
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