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Quels sortilèges, ami, contenait votre lette,
Pour qu'encore ce jour-ci, transformé en poète,
Me méfiant cependant de mon imagination,
Qu' l'aile du rêve prend, je crains les déceptions !
Depuis que je vous ai lu, que s'est-il passé en moi ?
Je ne me reconnais plus, sans même savoir pourquoi,
Je suis heureuse, j'ai mal, de tant de bonheur peut-être,
Croyez-vous cela normal, pour une bien simple lettre !
Mes pensées tournées vers vous, cherche à vous représenter,
Dans ce pays lointain, comme un beau conte de fées,
Au milieu de ces montagnes, que vécu tout un passé,
Aux peuplades étrangères, foulant le sable doré.
Ma nature incorrigible, contunuera d'inventer,
Du bleu, du rose, pour pouvoir encore rêver,
Même si c'est impossible, impalpable, érronné,
Je bercerais ce cher rêve, ravie et comblée.
Mais vous, vous n'êtes pas un rêve, juste une illusion,
De pouvoir faire voyager encore, l'imagination,
Un bien doux souvenir, que je voudrais garder,
Au fond de mon âme, un bien doux secret.
Kakisteanne
L'magination est fertile, l'amour en est le moteur !
Tiré du tome I - IMAGES
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