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D'un soir
En robe de soleil vermeil
Je rêve
Sur les montagnes ceinturant la beauté mon pays
Oui
D'un soir étonnant
Où les pneus que l'on croyait à tout jamais brûlés, détruits
Renaitront de leurs cendres mouillées
Permettant aux denrées des paysans
D'arriver sans heurts au coeur des villes
Au carrefour de l'espoir
Et
De l'électricité, des lycées, des hopitaux, de l'eau potable
Du sucre, de l'huile, du savon
Leur seront fournis en contrepartie
D'un soir
En robe de lumière de paix
Je rêve
Sur les fumées emportant vies, biens, et autres
Sombrant comme jadis l'âme fière de mon pays
Oui
D'un soir exemplaire
Où le riche et le pauvre que l'on croyait à tout jamais ennemis
Se donneront la main pour dire à haute voix
Non ce n'est pas la tente du nomade
Mais la demeure qui signifie
Que nous sommes appelés à vivre en frères
Et ce jusqu'à la fin des temps
D'un soir en robe d'oubli
Je rêve
Sur la honte de mon pays
Oui
D'un soir éternel
Où libérés de toutes racunes de toutes entraves
Hommes et femmes jeunes et vieux
Se rejoindront tous sous le bicolore bleu et rouge
A l'instar des oiseaux au dessus des parcs tapissés d'enfants et de violettes
Chantant pour le pays pour la patrie
Marchons unis marchons unis
Dans nos rangs point de traitres
Du sol soyons seuls maitres
Enfin
Plein de soleil
Plein de lumière
Imprégné d'oubli
D'un soir en robe d'amour
Je rêve vraiment
Car plus précisément hier
Mon coeur battait très fort pour vous
ô mes frères haitiens !
Frantz Le beau
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