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Ô VENT, JOYEUX FRIPON
Le vent, dans son courroux, vient bousculer la lande
Il mêle les parfums dans son écrin nacré
Qu'il offre au promeneur dans une belle offrande
Quand celui-ci s'en va dans le noir s'égarer.
Il chahute là-bas les vagues sur la plage
Jouant de l'air iodé qui sort des alizés
Pour emplir les poumons du vagabond sauvage
Qui sur le sable vient pour un temps, s'évader.
Son souffle, sans un bruit, inonde de caresse
La superbe beauté qui se donne au soleil
Son corps déshabillé, profite avec tendresse
Des rayons déposés par l'astre sans pareil.
Ô vent joyeux fripon en digne fils d'Eole
Tu viens t'insinuer dans ces endroits charmants
Tu sais bien mieux que nous devenir caressant
Le plaisir tu l'apprends sans passer par l'école.
Le voilà ton travail, tu changes l'atmosphère
Mais nous redouterons tes subites colères
Prince tu resteras pour ce bel univers
Même si tu deviens outrageant et pervers.
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