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La nuit pèse de son joli ventre froid
Contre les carreaux, cherchant les tièdeurs.
Sur le calendrier ,le Printemps est marqué
Officiellement depuis le 21 mars mais.....
L'hiver pousse de l'épaule ses derniers gels;
Son givre froid,dans le vent souffle sa plainte.
Chaque soir c'est pareil, quand le jour s'éteind
La nuit irritée et frileuse colle sa peau d'ébéne
Contre la minceur protectrice de ma fenêtre;
Alors, je baisse le volet, enfermant le froid dehors.
Selon un rite muet qui me dure depuis des années,
Ma pensée, galopante, part vers les souvenirs!.
On ne vit pas de ses souvenirs, même les plus beaux
Que j'en sache, n'ont jamais remplis à personne, la panse.
Non, mais quant-ils viennent, ils vous enveloppent!
On a beau se démener, malignement, ils vous pénêtrent.
Le dialogue s'engage entre pensée et conscience
La colère éclate car on ne sait pas s'en débarrasser.
Rien n'y fait, alors , résigné, on se subit.
Les souvenirs nous rongent comme un acide!
La vie, elle-même, se dissout dans les souvenirs.
La nuit pèse, cent fois, mille fois, et tout passe
Ne laissant, pour quelques temps.....
Que des souvenirs!!
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