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Je suis étendue sur le lit,
La tête me tourne, je pousse des cris,
Tu es rentré pour faire ton nid,
Des malheurs des gens tu te nourris !
J’ouvre les yeux, je suis trempée,
Je sèche les larmes qui ont coulées,
Tu t’immisces sournoisement,
Pour disparaître par enchantement !
Les minutes sont aussi longues que des heures,
Ma tête cogne aux battements de mon cœur,
Tu penses que la partie est gagnée,
Que ton mal m’a bientôt tué !
Je sens peu à peu le sommeil revenir,
Il vient me chercher, dans ses bras il m’attire,
Je me laisse doucement emporter,
Pour rejoindre délicatement les bras de Morphée !
Avril 2008.
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