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La nuit Caldoche verse du lait de lune claire
Jusque dans la chambre, aux fenêtres ouvertes.
Il y a des moiteurs de tiaré, senteurs offertes
Les alizés charrient,enfin, quelques souffles d'air.
L'herbe fraîchement coupée a une odeur de caramel
La roussette tranche l'onctueuse lueur de nuit
Décrivant des zigzags capricieux jusqu'à l'infini.
La grande terre étouffe, un éclair zèbre le ciel.
Le bouton d'or du soleil ouvre l'oeil au levant
Faisant flamber l'ultime espoir de fraîcheur.
Le lève-tôt que je suis musarde,traînant son humeur
Capricieux capricorne, tu portes mes enseignements.
L'astre lumineux continue sa lente et harmonieuse course
Emoustillant la sensiblerie profonde de tous les bleus!
Ceux du ciel, ceux du lagon où s'y noient mes yeux.
Le regard se sent chatouillé, requéri en sa source.
Densité de lumière sans orage ni tempête d'ouragan
La boule de feu embrase tout même l'âme des sages;
Ceux des peuples d'avant véhiculant de cesse l'image
Quand sur le sentier Kanak ne coulaient pas les larmes
En torrents!
Patrick, iles Loyauté Mars 2008
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