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Chacune comme peut compense sa joliesse
Mais quand le long des rues sous le soleil complice
Passent ces femmes-là qu’on a aimées jadis,
En nous montent des flux de touchantes tristesses.
Oh c’est vraiment cruel ce temps qui nous rabaisse
A devenir ce que nous devenons : hideux,
Libidineux, bouffons, grotesques, plantureux ;
Terrifiante saison que l’extrême vieillesse.
Le plus terrible étant que l’on est impuissant
A endiguer en nous cette phobie des ans
Et qu’on finit sa vie fuyant les francs miroirs
En pensant chaque jour : Se résigner? peut-être!
Se soumettre? jamais! Garder un frêle espoir
Qu’il n’y a rien là-haut, Que l'on va disparaître.
SMR
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