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LE SON D’UNE ENCLUME
Au fin fond de la nuit quand les étoiles brillent
Des bruits du firmament réveillent dans mon cœur
Des souvenirs anciens où les rêves scintillent
Du regard d’un enfant dans toute sa candeur.
J’entends taper le soir sur l’enclume un marteau
Sur le fer rougeoyant délivré de la forge
Chaussure d’un cheval cloué sur un sabot
Dans une acre fumée qui nous brule la gorge.
Dans mon lit, tard le soir, lorsque l’ennui s’invite
J’entends taper très fort la masse sur l’acier
Je te revoie debout dans ma mémoire en fuite
Toi le vieux maréchal, toi, mon grand père aimé.
En cette année tu vois, celle du centenaire
Du jour où tu naissais, ici en Normandie
Mes yeux tournés là-haut vers ton beau paradis
Je t’envoie mes baisers et ma tendre prière.
Jusqu’au soir de ma vie tu restes cette étoile
Qui brille pour moi seul dans un coin bleu du ciel
En éclairant d’un trait mon chemin éternel
Qui conduira mes pas sous ton étrange voile.
N’empêche que le soir au fond de ma mémoire
L’enclume et le marteau prés de mon vieux fourneau
Résonnent quelques part en m’envoyant tes mots
Qui mèneront mes pas au long de mon histoire.
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