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La rivière roule ses gros flots, marrons, boueux
Entre deux berges herbeuses, d'un vert luisant
L'Artois, transi, fait face aux rudes assauts du vent
Avril éttire ses humeurs sous un ciel cafardeux.
Pays d'ici, peuplé de mes vieux rêves, ceux d'ailleurs
Rêves d'encre et de papier, encensés d'espoir couvé.
Loin des chimères grandioses, mais du soleil et oublier
Pour masquer mes relans d'indécision,maux de coeur.
Terre de Lys qui éxhale ses odeurs, riches de bouillon
Maisons de briques rouges, enchassées, liées, unies!
Courées de corons où résonnent encore d'anciens cris.
Grisaille pénètrante contrariant l'esprit au fil des saisons.
Mémoire de terroir, si souvent ouverte, juste entrebaîllée
Quand ses flots souvenant dégringolent de mon cerveau
Vers cette terre qui m'a fait naître dans le pays tout en haut
C'était il y a quelques décades, de bonnes où dures années.
Mémoire de bruits, où sonnaient les cloches des églises
Quand la porte s'ouvre, je vois que j'y ai tout laissé, intact!
Même si parfois, ma façon de l'expliquer manque de tact
J'aime ma région et surtout ma Patrie, quoi qu'on en dise.
D'un seul jet , sans me relire
Patrick 04/2008
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